InDiscover

SAFARIS URBAINS À CHARLEROI

SAFARI URBAIN À CHARLEROI

EXPERIENCE HORS NORME

Mise en contexte :

Relayé par le Guardian, le New York Times, De Morgen et j’en passe, Nicolas Buissart est le premier carolo, il y a dix ans, à avoir cru au renouvellement de la ville. En créant des parcours touristiques dans la ville surnommée la plus moche du monde, il a réussi un pari fou : rendre Charleroi attrayant.

Personnage authentique, Nico a cependant essuyé bon nombre de critiques suite à son idée farfelue. En effet, ne serait-ce pas contre-productif d’amener les touristes dans les lieux carolos (trop) audacieux ? C’est pourquoi j’ai tenté l’expérience avec, Christophe, un guide touristique officiel de Charleroi et Mélissa, une bloggeuse Bruxelloise. Nous voilà parti en vadrouille pour la journée.

Le safari urbain à Charleroi : un nouveau concept  

En fonction du temps, de ses clients et de leurs attentes, Nico adapte son itinéraire. Avec trois belges dont deux carolos, il peut se permettre de nous amener dans des lieux encore plus saugrenus que d’habitude, à son plus grand bonheur.

La journée commence dès 10h30 par les endroits phares de la ville basse : la carte en pierre en face du Quai 10, la rue de Dampremy en passant par le passage de la Bourse pour continuer sur la fin du boulevard Tirou et ainsi rejoindre le bâtiment TEC aux abords de la gare.
À chaque arrêt, notre guide nous raconte une partie de l’histoire de Charleroi grâce aux différentes cartes situées sur notre parcours. Ses propos scolaires sont ponctués par des anecdotes et de sa vision tranchée de la ville, tout comme son avis à propos de la politique d’ailleurs ! Avec Nicolas, ça passe ou ça casse.

Les choses sérieuses :

Une fois à l’extérieur de la ville, direction les usines désaffectées ! En toute impunité, nous suivons le chemin de halage qui s’offre à nous. Par ce climat brumeux, les paysages ressemblent aux œuvres peintes par Paulus. À nouveau, les discussions vont bon train et chacun revendique son avis sur les différents sujets abordés. Pour le coup, je vous avoue être plus en retrait car étant la benjamine du groupe, je ne me sens pas concernée par certains débats…  

On quitte ce chemin pour nous réchauffer à Dampremy, premier patelin après Charleroi. C’était d’ailleurs le lieu avec l’espérance de vie la plus faible pendant l’âge d’or de l’industrie carolo suite à sa proximité avec les hauts-fourneaux. 12h30 : pause midi. Youpi, la chaleur du chocolat chaud me revigore au vu des températures glaciales. La suite du programme ? L’escalade d’un terril pour bénéficier d’une vision panoramique du Pays Noir. Qui a dit que les safaris urbains étaient des balades de santé ?

Qui est Nico ?
Diplômé en boucher-charcutier-traiteur, Nicolas Buissart est ensuite parti en Angleterre pour travailler dans l’HORECA. Épicurien dans l’âme, il revient en Belgique pour changer d’orientation. Il se tourne vers l’art et la ferronnerie. C’est dans le cadre de ses études de design à Tournai qu’il créé ce concept artistique de safari urbain. Le revoilà en 2018, dix ans après, à en vivre !

Passionné, c’est un plaisir de parler avec Nico. Artiste dans l’âme, il a une vision de Charleroi propre à lui. À chaque arrêt, il nous explique une partie de l’histoire, la compare aux autres villes flamandes et nous explique l’évolution que le lieu a subi. « Je préfère dire les choses qui nous rapprochent que celles qui nous différencient.» Tout est une question de cycle d’après lui. Les villes connaissent  déclin et transformation tour à tour.
Sa grande culture générale est marquée par sa franchise qui parfois est déroutante. Petit à petit on arrive à cerner le personnage. Anti-carolo ? Nicolas est tout l’inverse. Charleroi est une ville avec des bons comme des mauvais côtés. Il n’est pas d’avis de vendre une image faussée de notre ville. Avec les safaris urbains, nous découvrons toutes les facettes de la ville, que cela plaise ou non.

Le meilleur pour la fin :  

Je ne sais pas si tous les groupes ont l’occasion de rencontrer Enrico, un local, mais en ce qui me concerne, j’ai pu discuter avec ce «prophète» autoproclamé. Situation totalement surréaliste, Enrico nous explique sa mission sur terre et nous dévoile son talent de chanteur. Sans 4e degré et beaucoup il est impossible de comprendre la démarche de notre visite. Il est indispensable de prendre du recul face à la situation.

À recommander ?

Chaleureux, Nicolas sort des sentiers battus en nous proposant des parcours ludiques et insolites pour visiter la ville. Concept artistique, les safaris urbains sont réservés à un public conscient de la  démarche insolite. Que cela soit des étrangers, belges ou encore carolo, ils doivent comprendre que nous sommes dans une démarche anticonformiste des visites guidées. Si l’inscription se fait en connaissance de cause, alors je conseille l’expérience à 100%.

HORAIRES/INFOS

Site internet : ici

By
0

You may also like

Leave a Reply