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    BALADE MYCHARLEROI

    BALADE MYCHARLEROI

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    Ce lundi 16 août 2021, je suis heureuse de vous annoncer que ma première balade en collaboration avec la Maison du Tourisme est en ligne ! Créer une balade dans le centre-ville de Charleroi est l’aboutissement de mes cinq années de blogging. Au fil des ans, j’ai promu la ville à travers des articles et des publications Instagram. À présent, il est temps de matérialiser tout ce travail par un projet plus concret. Quoi de mieux qu’une balade pour vous prouver que Charleroi est la plus belle ville du monde ?

    Qu’est-ce que la Balade MyCharleroi a de plus que les autres ?

    Des balades à Charleroi, il en existe plein et j’en suis consciente. Pourtant, aucun tracé ne met en avant le « beau » de Charleroi. En effet, pourquoi une ville rayonne et attire les touristes ou les curieux d’un jour ? Grâce à sa beauté, aux belles photos que l’on peut y faire ou encore grâce aux jolies balades, utiles pour déconnecter un temps. Bruges ou Gand sont pour moi, des exemples parfaits. 

    Ce sont des villes pleines de ressources, de musées (comme à Charleroi) mais surtout belles à regarder. C’est pourquoi j’ai créé un parcours instagramable comme j’aime l’appeler. En effet, vous trouverez des endroits beaux, faciles à prendre en photo ainsi que des adresses culinaires ou des endroits pour boire un verre.

    C’est superficiel me direz-vous ? Peut-être mais pour redorer l’image de la ville, il faut que cette dernière nous donne envie. On continue d’appeler Charleroi le Pays Noir alors que cette image est révolue. Il faut promouvoir la métamorphose de cette ville et la Balade MyCharleroi a comme mission de montrer le nouveau Charleroi, une ville haute en couleurs.  

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    Comment on fait pour la télécharger ?

    Il suffit de cliquer sur ce lien pour atterrir sur le PDF de la balade. C’est évidemment gratuit. En ce qui concerne le tracé, je vous conseille de suivre la balade sur votre smartphone. Aussi, nous travaillons en ce moment pour créer un format papier qui pourrait arriver pour fin d’année 2021 si la version électronique est un succès. Je pense que cela serait plus ludique et plus facile pour suivre le parcours et les informations supplémentaires sur les lieux.

    Je suis fière de ce projet et je suis encore plus fière de le partager avec vous. C’est pour cela que je vous demande de revenir vers moi, sur Instagram, via la barre commentaires du blog ou encore sur Facebook pour me donner votre avis. Les critiques constructives sont les bienvenues afin d’améliorer la balade.

    COMMENT FAIRE

    Lien du téléchargement  : la balade 

    Maison du tourisme  : site 

    Mon dernier article : Another World 

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    CARNOTUS

    CARNOTUS

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    Depuis avril 2019, un nouveau restaurant est apparu dans la rue de Dampremy ! Avec une belle terrasse, un peu de musique et une décoration soignée, le Carnotus est un établissement qui attire l’œil. Mais qu’en est-il de leur cuisine ? Grâce à leur invitation, j’ai justement eu l’opportunité de tester leur carte. Je vous donne donc mon avis sans langue de bois.

    Pour ceux qui ne visualisent où se situe le Carnotus, vous êtes sûrement passés devant sans vous en apercevoir. En effet, dans la rue de Dampremy, l’établissement a la plus grande terrasse de la rue et est ouvert entre 10h et 22h. Il est facilement reconnaissable grâce à sa décoration vert olive. Ce resto m’intriguait mais je n’avais jamais eu l’occasion de le tester. Quand ils m’ont proposé de venir, je n’ai pas hésité. 

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    Qu’il y a-t-il de beau à la carte ?

    Le Carnotus propose des plats de brasserie et met principalement à l’honneur la cuisine française. Vous avez soit une carte avec des plats classiques soit un tableau de suggestions mis à jour régulièrement et très gourmand. Leur cuisine est audacieuse par l’originalité des produits et des associations. Je pense notamment à leur trio de tartare terre et mer qui est un plat unique de la maison. Les clients viennent aussi pour leur viande maturée car ce sont les seuls à en proposer à Charleroi.

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    Avec ma famille, on est resté sur des plats traditionnels avec un burger de thon, un de wagyu et une escalope milanaise. Tout était très copieux et bien exécuté. Leur Sangria maison est, selon moi, assez corsée donc vous permet de bien vous mettre dans l’ambiance… En guise d’apéro, nous avions aussi commandé une planche avec de la charcuterie et des fromages. Les produits étaient bons mais ce n’est pas leur spécialité. Je vous conseille de choisir des plats à la carte et de demander au serveur le plat que les gérants recommandent en ce moment. 

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    En ce qui concerne les desserts, ils restent classiques : Dame Blanche, Brésilienne, sabayon… J’ai pris une glace mais j’avoue que c’était uniquement de la gourmandise. La carte suggestion mérite d’être mise à l’honneur.  C’est pourquoi il est préférable de partir sur une formule “entrée-plat” plutôt que “plat-dessert”. 

    L’ambiance du lieu :

    Chaleureux et familier sont les deux adjectifs qui, pour moi, caractérisent le Carnotus. On y va pour passer un moment convivial, discuter avec la patronne, rire un coup et bien manger. La brasserie propose une décoration industrielle et un grand écran pour la rediffusion des match ( très intéressant en cette période d’Euro).

    Selon moi, le Carnotus est plutôt réservé à un repas entre amis, en famille plutôt qu’à un petit tête à tête en amoureux. Personnellement, c’est typiquement un établissement où j’adorerais y retourner avec mes grands-parents.

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    HORAIRES/INFOS

    Adresse : Rue de Dampremy  19-21

    Téléphone: 071 81 15 05

    Site internet : carnotus restaurant 

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    LA RUCHE QUI DIT OUI À CHARLEROI

    LA RUCHE QUI DIT OUI À CHARLEROI

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    Si la consommation responsable devient une priorité pour la majorité d’entre nous, la difficulté est de trouver des lieux dédiés aux achats de saison, locaux et zéro déchet. Est-ce que ces alternatives existent vraiment à Charleroi ? Oui, grâce au concept de la Ruche qui dit oui. 

    Le concept : la ruche qui dit oui 

    La ruche qui dit oui, Kesako ? C’est un réseau de vente en circuit court qui a pour objectif de mettre en relation les consommateurs  avec les producteurs locaux. Cette entreprise a comme mission de rendre le local accessible au plus grand nombre. En outre, 80% du prix demandé va directement dans la poche du producteur. Faire ses courses à la Ruche est donc un moyen de participer à l’économie locale. Il  existe 1200 ruches à travers l’Europe donc une au théâtre de l’Ancre  à Charleroi. 

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    À Charleroi :

    La ruche qui dit oui à Charleroi est tenue par Momo, la fondatrice de la marque de fripes Sans allure ! En effet, elle a décidé de devenir responsable de Ruche pour proposer aux carolos de découvrir avec les produits de la région. Dans la pratique comment ça se passe ? C’est assez simple à vrai dire ! Le samedi, après la sélection de Momo, les produits sont mis en ligne sur le site internet ou l’application. Il suffit ensuite de commander jusque mercredi minuit maximum. Afin de récupérer sa commande, La ruche vous donne donc rendez-vous le vendredi entre 16h30 et 18h au théâtre de l’Ancre.

    Est-ce que manger local est-il plus cher ?

    Alors oui, ne nous cachons pas, les prix demandés sont plus chers. Cependant, votre argent va directement au producteur (contrairement aux supermarchés) et cela vous assure de manger des aliments de saison et sains. Si vous n’êtes pas en capacité de tout acheter local, la solution est de faire un mix entre les produits de la ruche et les produits des supermarchés. Je pense, par exemple, aux étudiants ou aux familles nombreuses… Cela a effectivement un coût d’aller chercher sa viande chez le boucher.

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    Conseil 

    Lorsque vous réalisez votre liste de courses, réfléchissez aux aliments qui peuvent facilement être remplacés par des alternatives disponibles en circuit court. Personnellement, j’aurais tendance à favoriser l’achat de fruits et de légumes ainsi que des plats préparés. Les lasagnes de Magna e Tasi sont délicieux et faciles à réchauffer. De cette manière, au fil des mois vous acquerrez de nouveaux réflexes.

    Qu’est-ce que l’on peut acheter sur le site ?

    La ruche qui dit oui est en collaboration avec 17 producteurs, soit plus de 1000 produits disponibles sur la plateforme ! C’est donc tout à fait faisable, si le budget suit, de réaliser ses courses à la ruche.

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    Mes coups de cœur :

    J’ai des producteurs qui m’ont tapé dans l’œil la dernière fois que j’ai commandé. Tout d’abord j’ai adoré la ferme d’Edgard pour leur sélection de fruits et légumes. Ensuite, l’épicerie Italienne Magna e Tasi propose des produits de qualité et les préparations maison délicieuses. La ferme de Scoumont et leurs produits laitiers sont aussi à tester !

    Enfin, il est possible d’acheter des produits sans gluten, vegan, africains, des petites sucreries comme des chocolats ou des cookies, des pâtes fraiches, du jus de pomme, d’autres spécialités italiennes comme de la burrata, des produits cosmétiques… Il y a vraiment de tout !

    Si le concept vous intéresse, filez sur le site pour commander !

    HORAIRES/INFOS

    Horaire : vendredi : 16h30 – 18h 

    Adresse : Rue de Montigny 122, 6000

    Site : clique ici

  • InEat, Shop

    MAMA&SON

    MAMA&SON : NOUVELLE ADRESSE TENDANCE

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    Malgré le Covid, Charleroi continue de se métamorphoser. D’ailleurs, un nouveau concept-store a fait son apparition au Passage de la Bourse : Mama&Son. Cet endroit s’inspire des États-Unis, et de la culture urbaine, pour nous proposer de la streetfood et du streetwear. Original et unique, Il était évident que j’aille faire un tour dans ce nouveau concept-store !

    Mama&Son  :

    Intriguée par cette adresse, cette dernière a, à des nombreuses reprises, dû reporter son ouverture à cause du Covid. Finalement, ils  ont quand même choisi d’ouvrir le 30 mars bien que la situation sanitaire soit précaire. Mama&Son, c’est donc une histoire familiale où Magali, la maman, est en cuisine pendant que son fils Medhi se charge de la partie streetwear.  L’ensemble de cet espace est dédié au lifestyle américain.  

    Streetfood

    D’une part vous avez des spécialités américaines telles que burgers, des bagels, des tacos pour la partie salée et des cookies, milkshakes, formule brunch, ou petit-déj’, pour la partie sucrée. Évidemment tout est fait maison. De plus, vous avez un coin épicerie américaine avec des produits 100% made in U.S.

    Streetwear

    D’autre part, Mehdi propose des vêtements streetwear et des modèles de baskets uniques. L’objectif est de proposer de l’exclusivité et des éditions limitées aux clients, tant au niveau du vêtements que des accessoires. En outre, pour un service encore plus personnalisé, Mama&Son travaille avec The Sneakers pour customiser vos baskets. C’est un service que vous trouverez nulle part ailleurs à Charleroi ! Medhi propose aussi un concept de dépôt-vente pour les particuliers qui souhaitent vendre leurs paires.

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    J’ai craqué pour… :

    Leur bagels ! Succulent. Avec une copine, nous avions décidé de tester la partie streetfood  un midi. Au programme : deux bagels, un New York et un brie, avec deux petites limonades et un cookie américain. L’expérience était vraiment au rendez-vous ! Lorsque vous entrez dans le magasin, vous êtes immergés instantanément dans la culture américaine. Les gérants sont d’une gentillesse pure et la nourriture est vraiment délicieuse.

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    Cependant, j’avoue avoir eu du mal à comprendre le concept au début via Instagram mais ils m’ont confié que le Covid a pas mal chamboulé leur plan initial et ont dû s’adapter… C’est pourquoi, le magasin reste ouvert pour la partie vêtements mais pour manger, il est impératif de commander la veille avant 16h et ainsi éviter le gaspillage. 

    Pour la partie streetwear je n’ai pas (encore) craqué car la sélection est assez pointue et réservée, selon moi, à de réels passionnés et connaisseurs. Par contre, la marque Kumo dispo en magasin, me fait de l’œil. En effet, c’est une marque belge qui reprend des œuvres d’artistes peintres, comme Magritte ou Léonard de Vinci, pour ensuite y ajouter des références hip-hop.  

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    Finalement, Mama&Son est un univers unique que je vous conseille de découvrir soit pour y manger un bout ou pour tester leur formule brunch, soit pour craquer sur des vêtements exclusifs. 

    HORAIRES/INFOS

    Adresse : Passage de la Bourse 

    Tous les articles food  :  clique ici 

    Numéro de téléphone : 0479/257.037

  • Incarolo people

    RUN SOFA

    RUN SOFA

    • JULIEN & ANTOINE
    • 36 & 28 ANS
    • GUITARISTE & CHANTEUR DU GROUPE RUNSOFA 

    Artistes carolos en pleine construction, J’ai connu Antoine et Julien via Instagram. Il m’était impossible de ne pas rencontrer ce duo musical alternatif. J’ai donc eu l’honneur de discuter autour d’une limonade bio (oui oui celle du pain quotidien) avec Antoine, notre chanteur.

    Qui se cache derrière ce nom incongru ? Le succès est-il au rendez-vous ? J’ai tenté de comprendre leur univers et de vous en dévoiler une partie, c’est parti !

    Les origines du groupe :

    Inséparables, Julien et Antoine se connaissent depuis leur plus jeune âge. Et pour cause, ils sont cousins. Élevé dans une famille de musiciens à Marcinelle, ils ont chacun expérimenté avant d’entamer cette belle aventure. « Ça s’est fait naturellement parce que on traînait tout le temps ensemble ».

    Julien, de 8 ans son aîné a commencé la musique dès 6 ans pour faire ses premières scènes à 14 ans. Antoine a suivi ses pas dès qu’il en a eu l’occasion. Mais vivre de leur passion n’était tout simplement pas envisageable. Parti sur Bruxelles pour leurs études, ce fut un élément déclencheur dans leur carrière. Il y avait, dans cette ville, des possibilités de rencontres, un public et des centaines d’endroits où jouer. La clé de la réussite ? Le perfectionnisme. « On a toujours fait de la musique mais on le pousse le plus loin possible » et, comme par magie, d’un petit café de la capitale ils sont passés à la scène de Dour.

    Pourquoi run SOFA ?

    Pourquoi ce nom de scène ? Antoine reste vague… Délire entres potes, signification profonde ? Il se perd un peu dans ses explications mais la racine reste la chanson de George Harrison ; run so far. Enlever le « r » et le tour est joué !  Ce jeu de mots est en fait très représentatif pour eux car il a pleins de connotations différentes.

    Musique :

    Cette année a été marquée par leur entrée à Dour Festival. Certainement le lieu le plus connu à mes yeux dans leur parcours musical, ils ne sont pourtant pas à leur coup d’essai. Pour Antoine, il perçoit cette scène comme une belle étape dans leur parcours qui est loin d’être terminé !

    Des rêves musicaux ?

    Étonnamment, pas spécialement. Le chanteur voit les choses d’une manière plus globale ; ce qui l’intéresse n’est pas de jouer sur une scène spécifique ou de réussir à remplir une salle particulière. Continuer à faire de la musique et des concerts avec un public toujours au rendez-vous est, par contre, un de ses souhaits les plus chers.  « C’est simple mais juste suffisant pour rêver » me raconte-il. 

    Le vif du sujet : leur univers musical :

    « On a envie de faire une musique qui est honnête, a un message et est revendicatrice ».

    Amoureux du rock durant son âge d’or, ce style musical était basé sur des messages profonds et des envies de changer le monde. Quand elle est devenue populaire, elle a perdu tout son sens. Le hip -hop d’aujourd’hui a repris les codes du rock d’antan et c’est pourquoi ils sont à la charnière de ses deux genres.

    Ado, ils se sont longtemps sentis privés d’expression. En plein déclin, Charleroi n’avait pas les infrastructures adéquates pour faire émerger des talents ou donner la possibilité aux jeunes d’extérioriser leur créativité.

    « On se sentait démunis face à tout ça, on avait envie de faire des choses mais les gens ne te donnent pas la parole et ne te prend pas au sérieux. » À force d’avoir trop emmagasiner, cela est ressorti sous forme de musique et de textes profonds chargés de sens. Entre autres, le morceau « Papillon » traitant de l’homosexualité. 

    Leurs inspirations :

    Après avoir entendu leur musique, je n’arrivais pas à identifier leur style. Éclectique, je voulais savoir où ils puisaient leurs inspirations. Il m’explique que la scène américaine reste une grosse source d’idées avec notamment Mykki blanco (rappeur), Death gripsHo9909 plus tourné vers l’heavy metal,  ou encore Aurora venant des pays scandinaves. Ces artistes ont été pionniers dans leur processus créatif et c’est dans cette optique que se positionne run SOFA. 

    Antoine m’explique que la scène de rap alternatif n’est pas encore répandue en Belgique et c’est pourquoi je les trouvais unique en leur genre. Il reste humble par rapport à ma remarque et pour lui, il n’a rien inventé même si à Charleroi c’est totalement innovant. Il se définit plus comme contemporain dans leur domaine.

    Réussissent-ils à vivre de leur passion ?

    Actuellement, run SOFA est autonome. Ils réussissent à générer assez d’argent pour créer un album mais pas encore assez pour se rémunérer. 

    La Belgique est un petit pays avec peu de scènes intéressantes m’explique Antoine. Une fois que les grosses villes ont été parcourues comme Bruxelles, Namur, Charleroi, Liège et parfois Mons, ils sont obligés de voyager (ce qui coûte encore de l’argent) comme en France, en Angleterre ou en Flandre. À force de changer de lieu, ils restent encore une découverte pour les gens. Le challenge est de les convaincre pour qu’ils achètent une place de concert ; le seul moyen pour gagner sa vie en tant que musicien.  

    Charleroi et la musique ?  

    Bruxelles aurait été l’élément déclencheur (comme expliqué plus haut) mais pourquoi Charleroi n’a pas pu jouer ce rôle ? D’après eux, notre ville ne met pas assez les artistes en valeur. « Nous avons un complexe d’infériorité par rapport aux autres villes ». De plus, Antoine constate que la période de déclin à Charleroi a laissé des séquelles sur la perception qu’on les carolos face à leurs projets.  

    Heureusement, la roue tourne et être carolo devient un avantage. Les gens ont déjà entendu parler de Charleroi mais ne sont jamais venus. Les artistes agissent alors comme des porte-paroles.

    La solution ?  

    Pour promouvoir les talents musicaux, l’idéal selon le chanteur serait de créer des « cafés-concerts ». Certes Charleroi possède 3 salles importantes ; celle du Vecteur,  de l’Eden, et le Rockerill. Des petites scènes avec du partage entre le public et l’artiste comme dans les années 90 ont toutes disparues.

    « Parfois on a besoin d’expérimenter et on n’est pas prêt pour jouer dans des grands scènes »

    3 adresses à conseiller ?

    Le Rockerill est pour eux une évidence. « Je considère Mika comme mon père spirituel. » Crée il y a plus de 10 ans maintenant, le Rockerill a été le pionnier dans la reconstruction de Charleroi. Salle de concert dans d’anciennes forgeries, elle est le symbole de Charleroi. Amoureux du concept, c’est avec joie qu’ils viennent jouer dans cet endroit unique.

    Sans allure est devenu sa référence vintage pour de fringuer. Bomber rétro, couleurs acidulées… Sa maman chinait déjà pour lui en étant enfant et il n’a jamais perdu cette habitude ! 

    Hormis ces deux adresses incontournables d’après lui, Antoine préfère rencontrer les gens que les endroits car « ce sont les gens qui font l’endroit. Si tu prends la peine de les écouter, les gens vont se rendre compte que nous sommes super sympas et sommes prêts à leur tendre la main. » Nous avons une autre dynamique que dans une grande ville ; proche et chaleureuse, Charleroi est unique.

    Il nous conseille de flâner sur le marché ou même sur les terrils, symbole carolo mais terrain de jeu lorsqu’il était jeune, cela lui rappelle énormément de souvenirs. 

    Je me rends compte qu’Antoine pourrait être un bon Greeter. Fière de sa ville, il a une perception de Charleroi musicale avec des endroits inconnus du grand public.

    Charleroi dans 10 ans ?

    Sans surprises, il espère observer une vraie scène musicale avec pleins de petits groupes qui puissent représenter Charleroi à l’étranger. Le talent est présent mais les infrastructures manquent à l’appel. Il exprime aussi le souhait de voir une université à la ville haute pour qu’elle retrouve sa valeur d’antan. Il a de l’espoir car les travaux du bas de la ville ont porté leurs fruits.

    Le débrief’

    Rencontre détendue, Antoine ne se prend pas la tête mais a un objectif en tête : la musique. Avec Julien, ils comptent bien soulever des montagnes. Réel ovni dans leur domaine, la route est encore longue mais le succès sera, je suis sûre au rendez-vous.

    POUR RETROUVER RUNSOFA:

    Leur album “Say” est disponible sur Youtube, Deezer, Spotify… 

    Mes coups de coeur: Dissin’ & Silly dreams