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Paul Magnette

PAUL MAGNETTE

  • 46 ANS
  • DIPLÔMÉ EN SCIENCES POLITIQUES – ULB
  • BOURGMESTRE DE LA VILLE DE CHARLEROI DEPUIS 2012

Visage emblématique du renouveau de Charleroi, c’est sous son mandat de Bourgmestre que les premiers signes d’innovation sont apparus. Certes, Paul Magnette n’est pas l’auteur d’un projet en particulier mais son rôle est tout aussi important car il est l’entremetteur du renouveau dans sa globalité. Grâce à sa foi et sa confiance en Charleroi, Paul Magnette a su donner tort aux habitants en déconstruisant ces stéréotypes. Il a  ainsi pu réanimer notre ville abandonnée.

Une seule question persiste : quelle est sa formule magique ?

Paul  :

Revenir à Charleroi fut un choix de coeur.”

En effet, d’abord engagé en politique sur la scène nationale, il opère un changement radical en se présentant candidat pour les élections communales. Son retour aux sources prouve à mon sens un intérêt incontestable pour sa ville. Désirer un changement avant une reconnaissance professionnelle est la clé principale pour la réussite. Il admet cependant que sa carrière politique lui a permis d’acquérir un statut et une visibilité idéale pour attirer les investisseurs et faciliter le contact au vu de son carnet d’adresses bien rempli. Les rêves qu’il a pour Charleroi sont donc concrétisables.

Les habitants :

“Les Carolos sont tournés vers l’avenir

Le deuxième ingrédient pour une transformation réussie est la main d’oeuvre. Il ne suffit pas de croire en un projet, il faut que les habitants deviennent acteurs de cette renaissance. Pour le Bourgmestre (et je partage son avis) l’ouverture d’esprit des Carolos a contribué à cet avancement exceptionnel.  

Nous sommes attachés à ce que nous allons devenir et pas à ce que nous sommes.”

Charleroi en 2017 c’est ?

Rive Gauche est la locomotive mais ce n’est pas le tout de l’offre. La Manufacture urbaine ne se serait pas créée s’il n’y avait pas eu Rive Gauche”.

Le commencement a été difficile, il l’accorde. Mais grâce à  ses contacts et à sa renommée, des investisseurs privés se sont intéressés à la ville basse. Bien sûr, l’arrivée d’un centre commercial n’a pas fait l’unanimité auprès de la population. Pourtant, ce sont ces infrastructures qui drainent les gens.

Charleroi est souvent restreint à son Centre-Ville mais le bourgmestre se doit d’avoir une vision globale sur sa ville. C’est pourquoi, sont futur défi est d’obtenir la même activité dans tous les centres du grand Charleroi. Si vous souhaitez une vue d’ensemble sur les projets environnementaux, n’hésitez pas consulter ce site.

Une nouvelle pièce du puzzle : la culture urbaine

Si Rive Gauche est une pièce, la culture en est une autre. En effet, la volonté du bourgmestre est d’amener une population plus jeune. Outre un campus universitaire quoi de mieux que des skateparks pour attirer la jeunesse ?

Avis aux amateurs de sports à roulettes ! Trois infrastructures seront à recenser :  à Couillet où celui-ci prendra place dans l’ancien bâtiment de la régie des eaux, près du Décathlon à Dampremy et enfin dans le centre. Une bonne idée je trouve pour amener une culture “underground” et amener une diversité dans la population carolo.

Même si la trottinette ou le skate peuvent être envisagés pour se déplacer à Charleroi, la majeure partie de la population opte toujours pour la voiture. Pour le bourgmestre, il faut trouver une solution.

Le vélo à charleroi ?   

Ce serait formidable d’utiliser le vélo car aujourd’hui, il n’y a que 3% des Carolos qui font leurs déplacements à vélo donc c’est très peu.”

La mobilité est une des préoccupations principales de tous les citoyens mais aussi des politiciens. Par contre, le vélo est loin d’être le solution que j’envisageais pour ma ville… Paul Magnette, lui, est convaincu par ce moyen de transport sain, écolo et convivial. Il m’affirme qu’il conduit régulièrement son dernier enfant à l’école et fait ses courses par ce moyen. C’est d’autant plus satisfaisant de dépasser la longue file de voiture me précise t-il.  “Quand je reviens à vélo, je double une longue file et gagne 20 minutes par rapport à mon trajet en voiture”. Paul Magnette nous prouve donc que sa solution est  réalisable.

Il reconnaît cependant le manque d’infrastructures adéquates. Grâce aux travaux, des infrastructures sont pensées pour les cyclistes. “Dans tous les chantiers – on va faire la rue des Alliés- on a créé un grand espace pour les vélos, et cela va être la même chose pour toutes les voiries de la ville haute. On installe des parkings un peu partout à proximité des stations de métro et écoles pour stimuler le vélo.”

Ses adresses:

L’avantage d’être un amoureux de sa ville comme Paul (et de faire du vélo) est de percevoir en chaque commerce une spécialité. 

Ses endroits favoris restent les épiceries discrètes en apparence mais cachant un réel secret de préparation. Bien sûr, son statut ne lui permet pas de privilégier certains commerces plus que d’autres mais il me partage quand même quelques lieux cultes que vous pourrez peut-être reconnaître…

La multiculturalité de Charleroi renforce l’offre de produits étrangers, pour le plus grand plaisir de nos papilles. Pour le couscous, ce sera à la rue de Broucheterre où on trouve les meilleures merguez de Charleroi, tandis qu’une des boucheries de Gilly vend, d’après lui, le meilleur cervelas de cheval. Pour les produits grecs, il se dirigera à la rue du Centenaire à Montignies- sur-Sambre. Mais que serait Charleroi sans ses Italiens ? Un supermarché à Marcinelle regorge de produits locaux savoureux.

En ville, il devient facile de retrouver des producteurs régionaux en circuit court. Selon lui, il faudrait les soutenir car ce sont eux qui diversifient le tissu commercial de Charleroi. Comme exemple, il donne entre autres, l’épicerie coopérative chez Avanti à Marchienne, la ruche qui dit oui, “la Chèvrerie des Peupliers” sur le zoning de Jumet, ou encore la boulangerie le Pain Goutu à Ransart dont la patronne s’avère être la maman d’une de mes anciennes copines de classe…

Le pain reste pour Monsieur Magnette une histoire particulière car en plus d’être bourgmestre, enseignant, politicien, papa, il est aussi artisan. Selon lui, avoir une passion aussi prenante, est un besoin lorsque qu’on a une activité professionnelle intense.

Paul dans une autre vie?

Suite à l’entretien, boulanger serait d’après moi le métier idéal.

Charleroi dans 10 ans ?

10 ans, est pour lui un trop long délai. Pour 2024, il espère la métamorphose de Charleroi ville haute grâce au projet du campus universitaire.

Interviewer Paul Magnette comment ça se passe ?

J’agis souvent avant de réfléchir. C’est pourquoi, je me suis retrouvée à interviewer Paul Magnette, une après-midi de décembre alors que je ne m’étais encore jamais essayée à la tâche, encore moins avec une personne aussi impressionnante et reconnue dans le monde de la politique.

Très instructif, Monsieur Magnette dégage une prestance qui peut, par moment déstabiliser. Expert dans son domaine, il répondait précisément aux questions et m’obligeait à rebondir sur ces propos plus vite que ce que je ne pensais. Mais c’est cette première interview qui m’a donné encore plus envie de continuer mon projet. Comme quoi, un petit mail anodin peut apporter de (très) bonnes surprises.

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4 Comments

  • Sandro

    Site très bien réalisé et article très bien écrit

    16 février 2018 at 10 h 36 min Reply
    • Amélie

      merci !

      16 février 2018 at 19 h 40 min Reply
  • BRASSERIE DU PAYS NOIR - MyCharleroi

    […] alors que le samedi était un rendez-vous plutôt mondain. Vous auriez d’ailleurs pu croiser Paul Magnette ou Thomas […]

    17 mai 2018 at 16 h 19 min Reply
  • Donnell Delvalle

    very interesting topic, outstanding post.

    15 septembre 2018 at 22 h 40 min Reply
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