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LAB

LAB

  • LAB
  • 35 ANS
  • ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ  LE JOUR
  • ARTISTE LA NUIT

Entre Gosselies et Courcelles, c’est définitivement à Charleroi que LAB a décidé de s’installer en 2006 pour lancer ses différents projets. Entre son livre rétrospectif sur son métier d’éducateur, ses courts-métrages et sa collection de vêtements, cette personnalité investie dans le changement carolo est néanmoins encore méconnue du grand public. Il est temps de lever le voile à son sujet.  

LAB, qui es-tu ?

Diplôme de chauffagiste en poche, rien ne le prédestinait à une carrière sociale et créative. Quelques années plus tard, il se reconvertit en éducateur spécialisé au sein d’un centre d’hébergement. Métier émotionnellement fort, il a voulu allier vie professionnelle et fibre artistique au sein d’un livre « éduc et plus encore ».

LAB est l’acronyme choisi pour rassembler l’ensemble ses projets créatifs. Il a commencé par plusieurs courts-métrages disponibles ici mais s’est heurté aux réalités du métier ; la solitude en fut pour lui l’aspect le plus décourageant. « J’y reviendrai peut-être le jour où j’aurai écrit quelque chose d’intéressant avec des moyens conséquents ? » Il ne perd pas de vue son premier projet mais LAB est un challenger et souhaite se lancer dans d’autres aventures :

Projet HETTU :

« Longtemps j’ai voulu quelque chose qui me ressemblait. »

Bercé toute son enfance par les mangas, c’est naturellement vers cette calligraphie qu’il s’est tourné pour créer sa marque de vêtements. Esthétique et original, il réussit à trouver sa place au sein des autres initiatives carolos.

Inapproprié pour Charleroi ? Cette critique récurrente est non fondée. Même s’il utilise un alphabet différent, la première collection était en fait la traduction de « Charleroi » écrite sur un t-shirt. Victime de son succès, le modèle est maintenant en rupture de stock et reviendra en édition limitée une fois par an. La deuxième collection « Blackland » est le modèle permanent vendu à l’Eden et dès le 28 avril au Pop&C… Il se murmure d’ailleurs que des nouveaux modèles verront bientôt le jour.

Un choix insensé ?

Entre notre autodérision et notre amour pour la vie, la perception du belge s’éloigne du raffinement japonais. Notre identité carolo prend une nouvelle forme grâce aux pulls de LAB et nous ne sommes plus que des sons of barakis vivant en Wallifornie.

L’histoire de la marque:    

L’histoire de HETTU commence par des casquettes, non pas pour se protéger du soleil belge mais bien comme accessoire fashion. LAB a traduit son projet en un une vingtaine de langue n’a retenu que la version islandaise. Hettu est donc la signification de « couvre-chef » en islandais et fait référence aussi au wallon : ‘et tu ‘ est en fait ‘et toi’ ? « Ce mot ni trop long ni trop petit peut à la fois s’écrire sur une casquette ou un t-shirt» me précise-t-il.

Logo discret et original, la marque est tout à son image.

La discrétion, une marque de fabrique ?

Je n’ai pas pu cacher ma surprise en voyant LAB. Différent des photos, sous son gros pull à capuche et son manteau, j’ai presque eu peur de m’être trompée de lieu de rendez-vous. J’avais envie de percer ce mystère et je lui montre alors une photo sur son compte Instagram. Est-ce toi ? cet homme chauve ?

« Je n’ai pas envie que l’on voie ma tête et qu’on m’y associe, le projet se suffit à lui-même.»

Sa discrétion se remarque aussi dans son pseudo, « LAB » ; il agit dans l’ombre de son identité. 

Entre 2015 et 2017, il m’explique son gain de notoriété grâce à de nombreux articles sur son travail artistique, sur son métier d’apprenti réalisateur… Il était aussi présent sur Buzz radio en tant que chroniqueur. Mais cette visibilité médiatique ne l’a pas aidé dans la réalisation de ses courts-métrages.  « A quoi bon avoir une visibilité si c’est pour ne pas pouvoir se servir de son réseau ? »

Ses adresses :

Alors quel endroit recommande LAB ? Tout d’abord la Cuve à bière où il précise que, malgré leur large choix de bières, les clients saouls n’y ont pas leur place. Ensuite, il recommande l’Irish pub, un bar à l’ambiance bon vivant.

Il ajoute que sa compagne, venant du Brabant wallon n’avait pas encore cette tradition pour les frites. C’est tout naturellement qu’il lui a fait découvrir Robert ! Cette adresse culte à Charleroi lui est chère.  

Le + de Charleroi ?

La première chose qui lui vient à l’esprit est l’ouverture d’esprit des Carolos ! Il prend en exemple Fabrice Laurent de l’Eden qui dédie un espace pour les créateurs carolos dans son établissement. Par contre, il dénonce l’absence de soutien de la Ville. « Charleroi est là pour applaudir mais pas pour aider l’artiste dans son processus créatif ».

Il prend comme exemple la galerie Louise qui a projeté son court métrage. « Pourquoi aller à Bruxelles alors que le cinéma Le parc (Charleroi) aurait pu soutenir le projet ? » se désole-t-il.  Pour lui, il y a un manque de structures et de soutien de la Ville.

Charleroi dans le futur ?

Pour Charleroi, le plus intéressant sera, selon lui, de prendre en charge la ville haute. Profiter de ce dynamisme pour apporter la culture dans le haut. Mettre en avant les talents carolos est aussi un but à atteindre dans le futur Charleroi. En mal de reconnaissance, LAB se crée un nom à Liège et à Bruxelles mais peine à être découvert à Charleroi ? Pourquoi ?

Avec cet article, j’espère donner un petit coup de projecteur sur son projet. En espérant vous voir le 28 avril au Pop&C

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