Incarolo people

JEROME

JEROME

  • 32 ANS
  • VIDEASTE 
  • A L’ ORIGINE DE LA MARQUE  “PAYS NOIR” 

Personnalité de l’ombre, Jérôme est d’abord photographe et vidéaste talentueux mais il est surtout le créateur des pulls « Pays noir ». Jérôme est la première rencontre suite à mon blog et aussi ma première collab’… il était temps que je vous parle de cette personnalité carolo.
Différent de mes autres interviews, avec Jérôme nous parlons sans filtres dans une ambiance décontractée, entre deux rendez-vous, on s’octroie une petite pause blabla…

La photo, une évidence ?
Artiste dans l’âme, ce n’est pas sur les bancs de l’école qu’il se sent heureux. La photographie qui était alors sa passion devient son métier vers l’âge de 20 ans. Il débute en immortalisant les concerts de différents groupes de musique pour ensuite devenir leur photographe attitré et s’occuper, entre autres, de leurs pochettes d’album.
En parallèle, il lance un ASBL avec trois de ses potes, le but étant de promouvoir la culture à Charleroi. C’est sur un tournage il y a 6 ans qu’il rencontre l’équipe de Full Tv et Thomas Parmentier pour atterrir là où je l’ai connu : l’atelier M.
« Les photos de mariage ce n’est pas mon truc » Quand je lui ai demandé s’il souhaitait se lancer en tant qu’indépendant, sa réponse fut négative. Travailler en équipe et soutenir un projet est ce qui le fait vibrer ! Par contre, ajouter à cela une dimension de voyage le tenterait plus. Pourquoi pas devenir reporter ? Ce serait une idée plus séduisante.

Ses projets :

Pays noir :

La création de t-shirts est arrivée aux prémices de la reconstruction de Charleroi. Il y a 7 ans, le projet couleur carolo créé par un anversois avait pour but de repeindre des façades de la ville. Cette initiative a stimulé l’ASBL de Jérôme, Kluh. « Quand tu es dans une ville où il n’y a rien tu peux faire ce que tu veux ». C’était l’état d’esprit dans lequel ils étaient. Tout restait à construire. 

L’idée de création de vêtements est partie d’une blague entres potes. De fil en aiguilles, ils aboutissent sur un logo minimaliste et rencontrent ensuite Nicolas de t-shirt mania qui leur propose son aide. Le succès fut au rendez-vous et de 3-4 t-shirts, ils sont passés à des centaines de pulls.

Le renouveau :
Roulement de tambour… “Pays noir” sort une nouvelle collection ! « Je vais sortir sûrement un nouveau truc » m’annonce-il comme si il commandait un café… Il est vrai que sa précédente collection commençait à s’essouffler donc je suis très impatience à l’idée de son renouvellement.

Dès mi-octobre, vous retrouverez un nouveau design, un nouveau logo et de nouvelles couleurs ! Ils seront disponibles à la boutique de l’Eden ou juste ici.  Dépêchez-vous si vous n’avez pas encore le modèle précédent, il reste seulement quelques exemplaire à l’Eden. 

Born Béton :
Des idées, Jérôme en a plein! Passionné de sneakers, il s’est lancé dans un compte instagram « Born Béton » début d’année .  La saison 1 était la promotion de 50 fans de sneakers posant avec leurs bébés. Actuellement en pause, une saison 2 recommencera cet hiver. D’ailleurs, si vous partagez comme lui cet amour pour la basket, n’hésitez pas à le lui faire savoir. Qui sait, vous apparaîtrez peut être sur son compte? Après ces quelques séries, le projet Born Béton prendra la forme d’un fanzine, un magazine alternatif. 

Pourquoi Born béton ?

Graphiquement efficace avec les redondances des « B », béton renvoie à la ville et en l’occurrence à Charleroi, endroit dans lequel il est né. Autre fait, « sneaker on the concrete » est un magasin de basket connu et concrete est la traduction littérale de béton en anglais… Bref pleins de clés de lecture sont possibles mais “Born béton” a surtout été choisi pour l’aspect  visuel et le sonore.

Promotion de Charleroi
Même s’il est carolo, Jérôme commence à trouver l’émerveillement pour Charleroi un peu faux. « Ça me saoule un peu tout l’engouement autour de Charleroi ». Pour lui Charleroi est une ville comme une autre qui se relève grâce à la volonté des citoyens.
Je comprends son avis mais selon moi, nous n’avons pas la même vision qu’une personne extérieure à notre ville. Suite au milieu professionnel dans lequel nous évoluons et nos rencontres, Charleroi est le centre des conversations, ce qui peut être, je l’avoue, fatiguant. Mais pour les belges non carolos, Charleroi reste une ville encore méconnue et discrète.
« Parfois on extrapole le coté cool de Charleroi. » Sa ville n’est pas meilleure qu’une autre. Certes, elle est en métamorphose mais d’autres lieux belges ont aussi entamé le même processus. Le potentiel est présent mais on pourra véritablement parlé de défi relevé quand un campus universitaire sera créé. Sans ça, les nouvelles initiatives carolos ne trouveront pas de public. Il pense notamment à Knup, magasin de basket qui a récemment fermé ou sans allure qui quitte le centre-ville pour retourner à Mont-sur-Marchienne.

Ses bonnes adresses carolos :

Le Quai 10 sans hésitation ! Son QG de cet été, pour lui, la terrasse est parfaite pour se détendre entre amis. La Quille reste pourtant son bar préféré. Ambiance vintage, il se situe à la rue de Marcinelle. C’est moins de ma génération mais il m’explique que ce sont les gens qui font le lieu. Il suffit simplement d’amener les bonnes personnes, c’est à dire lui, afin de passer une soirée de folie !

Comme vous l’aurez compris, en plus d’être une personnalité carolo, Jérôme est aussi pour moi un ami. Son projet reste incontournable dans Charleroi donc un article était nécessaire. Retrouvez-le dès mi-octobre pour sa nouvelle collection !  

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